Je suis née le 19 juin 1979, et suis la cadette d’une famille de deux enfants. Mes parents ont tous deux été professeurs de langues germaniques dans des écoles du Nord-Ouest de Bruxelles : l’Athénée Royal Serge Creuz pour ma mère et l’Athénée Royal de Koekelberg pour mon père.
Enfant du Nord-Ouest, je grandis entre l’Athénée Royal de Koekelberg (école primaire), la piscine de Ganshoren, la bibliothèque de Jette et l’Académie de Musique de Berchem-Sainte-Agathe.
Comme beaucoup de parents professeurs, mes parents nous donnent, à mon frère Raphaël et moi, une éducation stricte, où les valeurs de travail, d’humilité et de respect prennent une large part.
Mon père, Jean-Pierre CORNELISSEN, est aussi un homme profondément engagé depuis bien avant ma naissance. Enfant, j’assiste avec admiration à ses combats sans relâche pour, notamment, de meilleures infrastructures publiques, des logements sociaux de qualité, le respect de chaque communauté linguistique ou encore la création d’une région bruxelloise autonome et sans tutelle des communautés. Devenu député bruxellois en 1989 et échevin à Koekelberg en 2000, mon père est peu présent à la maison car il se donne sans compter à ses engagements, mais le temps que nous passons ensemble est de qualité : les dimanches midi en famille sont faits de débats passionnés et d’échanges d’idées. Aujourd’hui encore, je suis fière de mon père qui, tout en étant issu d’un milieu très modeste (fils d’un cheminot et d’une couturière), est un modèle d’intelligence, de réussite, de conviction, mais aussi d’humilité.

A sa manière, ma mère aussi est une femme très engagée : c’est par l’enseignement, surtout, qu’elle s’emploie à éveiller la conscience de ses élèves aux valeurs universelles et féministes auxquelles elle adhère. Dans son école, les élèves sont souvent issus de milieux fragilisés. Elle se battra plusieurs fois, avec une poignée de collègues, pour convaincre des parents d’élève que leur fille mérite de poursuivre des études plutôt que d’être mariée le plus vite possible, parfois à un inconnu… Inutile de préciser que c’est très rapidement qu’elle m’a fait lire le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir et d’autres autrices féministes. Sous son impulsion, nous sommes bénévoles et, chaque année, nous battons le pavé pour vendre des cartes 11.11.11 afin de soutenir des projets d’acheminement d’eau ou d’émancipation de femmes dans des régions moins privilégiées que la nôtre.
J’accomplis ensuite mes études secondaires à l’Athénée Robert Catteau où j’étudie en section latin-sciences, hésitant entre carrière scientifique ou littéraire. A cette époque, le piano occupe une grande part de mon temps libre et je décide de suivre des études d’Histoire de l’Art – orientation Musicologie – à l’Université Libre de Bruxelles. Je me rêve en Marie-Paule Cantarella, présentant le concours Reine Elisabeth sur la RTBF. En même temps, je suis des cours au Conservatoire Royal de Mons, dans la classe de piano de Johan Schmidt et je finance partiellement ma vie d’étudiante en donnant des cours de piano deux fois par semaine, dans une ASBL de Wezembeek-Oppem. J’achève ma licence en 2002, avec grande distinction, et reprends, dans la foulée des études de droit.
En juin 2009, j’obtiens mon Master en droit avec distinction à l’Université Catholique de Louvain et embrasse, dans la foulée, la carrière d’avocate au Barreau de Bruxelles. Je me forme dans l’équipe de Corinne Merla, au sein des cabinets Field Fisher and Waterhouse, Stibbe puis Younity.
En 2012, Hervé Gillard, alors chef de file du MR de Ganshoren, me contacte et me convainc de me présenter sur sa liste aux élections communales d’octobre 2012. Je suis élue et deviens, à 33 ans, échevine à Ganshoren de l’Urbanisme, de l’Environnement, de la Propreté publique et de la Mobilité. Je prends également en charge la Culture française en 2017, au décès du Bourgmestre Hervé Gillard. Enfin, je suis désignée à la Présidence de l’ASBL aides familiales et seniors en 2018.
Mariée à Youssef B., nous avons deux garçons : l’un de 16 ans et l’autre de 3 ans.